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La Scriptarium
Inspiration d'Acheron PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Petitpion   
Mercredi, 19 Août 2009 16:05

Florine resserra ses maigres haillons autour de son torse aux épaules frêles. Elle tentait, tant que bien que mal, de réanimer les maigres braises dans l’âtre de la cheminée, en vain. Le froid cinglant de l’extérieur n’était pas arrêté par les carreaux de la fenêtre branlante et elle avait laissé sa maigre couverture à son petit frère endormi à ses pieds, le plus proche possible de l’âtre qui n’émettait plus aucune chaleur. Quand celui-ci se mit à murmurer dans son sommeil qu’il avait froid, elle n’eût d’autre choix que de se coucher près de lui pour tenter de le réchauffer avec sa propre chaleur. Celui-ci avait un sommeil agité, comme chaque nuit depuis qu’il s’était éveillé en pleine nuit et avait vu, compris enfin, malgré son silence, ce qu’elle subissait depuis de si longs mois maintenant. Elle avait pourtant tout fait pour le protéger, elle aurait tant voulu lui épargner cela mais il avait suffi qu’il eût soif, une nuit…

Depuis des mois maintenant, son père vendait son corps parce que le maigre salaire qu’il rapportait en tant que couvreur ne suffisait plus pour ses débauches. Régulièrement, il lui amenait des collègues, ou des camarades de bistrot qui épanchaient en elle leur solitude de mâle éméché.

Heureusement, grâce à l’aide de la vieille dame, un  peu étrange, pour qui elle travaillait, elle avait fait boire une potion d’oubli à son jeune frère qui n’avait pas gardé en mémoire la scène dont il avait été témoin. Mais depuis, toutes les nuits, il subissait d’horribles cauchemars,tandis qu’elle tentait de le berçer en chantonnant et apaiser ses pleurs. Mais quand elle l’entendait gémir et pleurer dans son sommeil, elle ne pouvait s’empêcher de pleurer à son tour et tout devenait plus sombre autour d’eux, comme si la peine de leur cœur peignait d’un gris plus sale encore les murs de leur demeure.

Dans son sommeil, il se sera un peu plus contre elle, sa mère de substitution. Tout était tellement plus simple, quand leur mère était encore en vie, plus gai. Leur père n’avait alors pas sombré dans l’alcoolisme, n’ayant pas de chagrin à noyer dans les méandres de l’absinthe. Elle gérait leur maigre budget avec douceur et bonne humeur, parvenait même à faire quelques économies, elle était toujours là pour eux, leur racontait des histoires le soir, les écoutait quand Titi rentrait de l’école, quand elle rentrait de sa formation auprès de la fleuriste, cette étrange vieille femme qui connaissait tout des simples et de leurs effets parfois un peu magiques. Tout était tellement plus simple avant… Toutes les ombres ne rodaient pas autour d’eux comme des vautours…

La porte s’ouvrit brusquement sur un rire gras. Un instant, elle crut qu’il était seul, et fut rassurée. Mais lorsqu’elle regarda, ce fut bien deux silhouettes qu’elle vit se découper dans l’embrasure de la porte. L’une, décharnée, un peu voutée, était celle de son père. L’autre, Florine ne la connaissait pas. Elle était grande, emmitouflée dans une longue cape. Florine ne put s’empêcher de trembler, ce qui fit resserrer l’étreinte de son frère.

- Allez, garce ! Un ami t’attend, ne le fais pas attendre !

Il se mit à rire et Florine tenta d’échapper à l’étreinte de son frère gémissant. Il s’agrippait à elle dans son sommeil, murmurait des choses incompréhensibles «  non… pas encore… non… n’y va pas… Non, le croque mitaine va arriver… ». Il la serrait tellement fort avec ses bras si maigres qu’elle craignait de le réveiller en l’écartant trop brusquement.

- Ben alors, qu’est-ce que tu fais ? On n’a pas que ça à faire !

L’homme cherchait des allumettes pour éclairer la pièce, mais ne les trouva pas. Il s’approcha d’eux d’un pas lourd et mal assuré.

Les larmes commençaient à s’échapper des yeux lavande de la jeune fille. Tant bien que mal, elle parvint enfin à s’extirper de l’étreinte désespérée de son frère et se releva.

- Oui, père, je suis là.

- Ah ! Ah ! Ah ! Je savais bien que tu ne nous ferais pas trop attendre ! A croire que tu aimes ça !

Florine ne dit mot et son père, soudain, s’impatienta.

- Mais dis-le donc que tu aimes ça, putain !

Il lui assena soudain une gifle puissante qui la fit trébucher sur son frère.

-        Ne rebute pas le client je te prie, marmonna-t-il entre ses dents.

Il puait l’alcool et le tabac.

- Oui père, j’aime ça, murmura-t-elle entre deux hoquets.

- Tu vois Arsène, je te l’avais bien dit ! La petite est consentante ! Si je ne lui trouvais de quoi satisfaire ses besoins elle ferait ça avec n’importe qui !

- J’en suis certain, dit l’inconnu. Viens petite, j’aimerai te voir d’un peu plus près.

L’homme avait l’air plus sobre que le père. Sa voix était grave, posée. Florine en fut presque rassurée. Celui-là, au moins, ne lui ferait pas trop de mal… Alors qu’elle s’avançait, elle sentit deux petites mains s’agripper à sa cheville…

- Non !

Le cri surprit les deux hommes, mais le père mit peu de temps à réagir. Florine entendit un coup sourd et un gémissement étouffé. Elle fit un geste pour se précipiter sur son frère mais elle sentit une poigne puissante la saisir par le bras et la jeter dans les bras de l’autre. Ce dernier la recueillit d’un geste étrangement protecteur, et demanda, méfiant :

- C’était quoi ce bruit ?

- Rien, le chat qui faisait des siennes !

Un gémissement répondit à cette parole et le père se mit en colère. Il accula l’enfant contre un coin et se mit à frapper fort à coups de pieds.

- Vas-tu te taire, maudit chat !

- Non !

Cette fois-ci, le cri venait de la gorge de Florine. Alors qu’elle s’élançait, l’inconnu la maintint dans ses bras.

- Non, attends, murmura celui-ci, étrangement serein. Il se passe quelque chose que tu ne peux comprendre. Tu dois laisser faire…

Ne comprenant pas ce que pouvait bien vouloir dire l’inconnu, Florine se débattait mais l’étreinte de l’homme était implacable. Soudain la voix de son frère, criarde, se fit entendre :

- Le croque-mitaine ! Le croque-mitaine est là !

Et soudain, sous les yeux de la jeune fille ébahie, prit forme au centre de la pièce, dans une nuée de brume encreuse et de plumes de corbeaux, une chose indéfinissable. La silhouette était maigre, grande – anormalement grande – et surtout, sans que Florine ne sache pourquoi, elle faisait écho à ses pires cauchemars d’enfant.

La chose émit un rire sinistre.

Arsène fit passer Florine derrière lui, sortant de dessous sa cape deux grandes lames scintillant sous les rayons de la lune qui s'infiltraient par la porte. Florine émit un hoquet sonore, tandis que la créature aux yeux d'un rouge flamboyant finissait de prendre forme.

Son père n'avait rien vu, rien entendu, mais Titi, bien que recevant toujours coups sur coups, se mit à rire. Un rire fou, un rire irrépressible, un rire de colère pure. Un rire de fou.

-        Qu'as-tu à rire comme ça ? Qu'as-tu, hein !

Le père ne comprenait pas, continuait à frapper, rendu fou de rage par le rire de son enfant.

Tout se passait comme si les sentiments étaient brusquement amplifiés. Florine était terreur, le père était rage, l'enfant était folie.

Et la créature se dirigeait lentement vers le père...

Florine s'agrippa à l'homme en armes :

-        Mais faites donc quelque chose ! Ne le laissez pas faire de mal à mon père...

-        Et pourquoi pas ? dit celui-ci, surpris. Ne le hais-tu donc pas ?

-        C'est mon père, gémit l'adolescente. Il n'a pas toujours été comme ça...

Mais au moment même où l'homme s'apprêtait à répondre, la créature, avec une vitesse fulgurante, s'abattit sur le père et plongea ses griffes noires et acérées dans le corps du père qui émit un hoquet sinistre. Florine poussa un hurlement tandis qu'un filet de sang s'échappait de la bouche de l'homme, l'homme à qui elle devait ses pires nuits mais aussi ses meilleurs jours, l'homme à qui elle devait la vie.

Puis tout se passa très vite. Alors que la créature arrachait de ses dents la moitié du visage du père pour s'en repaitre, Arsène avançait lentement dans la pénombre, le bruit faible de ses pas couverts par le rire démentiel de Titi. Florine le vit avancer derrière l'être horrible et couper par un geste vif les ailes de corbeau de la créature. Celle-ci balança le corps inerte de son repas sur le sol et se retourna, ses yeux flambant d'une énergie et d'une haine nouvelle. Et il lui fallut autant de temps pour se retourner que pour faire repousser deux ailes semblables aux premières...

-        Maintenant que j'ai ton attention, murmura Arsène, sache que je ne vais pas te tuer. Je vais prendre ton énergie et ton sang, et cela servira à en tuer de plus forts que toi encore.

-        Ah ! fit la créature de sa voix sépulcrale. D'autres ont dit ça avant toi...

-        C'est ce qu'elles me disent toutes. Avant de se faire enfermer dans mes lames.

La créature tenta alors de frapper le chasseur mais celui-ci trancha le bras qui s'approchait de lui. Comme les ailes plus tôt, le bras devint poussière avant de toucher le sol. Pendant qu'un nouveau membre réapparaissait, la créature dit :

-        C'est ainsi que tu comptes me tuer ?

-        Tu es donc vraiment stupide, répondit son adversaire. Je ne veux pas te tuer... Je t'affaiblis. Chaque membre que tu pers, tu pers un peu de ton énergie. Ton maître n'a pas assez de force pour te garder aussi puissant bien longtemps... Quand il sera épuisé, tu le seras aussi... Et alors tout sera simple pour moi...

-        Mon maître, tu ne le le connais pas. Seuls de très puissants sorciers peuvent m'invoquer, tu ne l'épuiseras pas si facilement.

-        Ah, tu crois ça ? Pourquoi crois-tu que j'étais là dès ton arrivée ? Il semble que je connais mieux que toi ton maître. Ce n'est pas un sorcier, c'est un pur. Un pur atteint de désespoir et de folie...

Les yeux de la créature flamboyèrent derechef, et pour la première fois se reportèrent sur Titi. Elle feula alors de colère.

-        Un enfant ! Un enfant m'a invoqué !

-        Pour un croque-mitaine, n'est-ce pas un comble ?

Pendant que le combat se réengageait derechef, Florine ne comprit qu'une chose : que son frère avait cesser de rire et s'était mis à trembler sur le sol. Elle ne comprenait pas ce qui se passait entre la créature et le guerrier, ne pouvait saisir la portée de leurs paroles, mais elle savait que son frère avait besoin d'elle. Elle n'entendait que son souffle court, ne voyait que ses convulsions sporadiques. Elle voulait aller s'occuper de lui, le protéger de l'horreur de ce moment, mais les mouvements des deux antagonistes l'en empêchaient.

Dans la pièce sans meuble, tout n'était que plumes et cape, que griffes et lames. La poussière se déposait sur le sol tandis que le sang souillait le cuir. Cependant, il semblait que la créature s'affaiblissait peu à peu. Le combat marqua une nouvelle pause.

-        Tu fatigues on dirait ?

Ce fut alors que Florine crut que c'était une chance à saisir. Elle s'élança vers son frère... coupée en pleine course par l'étreinte glacée de la créature.

-        De l'énergie...

Fut la dernière chose qu'elle entendit. Ses yeux se voilèrent et ses sensations disparurent tandis qu'elle sentit qu'on la privait d'une partie de son corps...

Titi poussa un hurlement strident en voyant sa sœur aux yeux lavande se faire dévorer par la créature.

-        Tu es immonde, énonça, écœuré, le guerrier.

-        Ah ! Ah ! Ah ! Nourrissez-moi de vos haines ! Nourrissez-moi de vos peurs !

Puis la créature poussa un grognement qui ressemblait à un gémissement de plaisir en laissant choir le corps sans vie de Florine.

La rage saisit Titi, une rage faite de désespoir. Il savait confusément, au fond de son être, que s'il mourrait la créature disparaitrait. Alors, tirant dans ses dernières réserves, il se redressa, ses mains s'appuyant sur le mur gris et sale. Puis il se tint debout sans l'aide du mur. Fit un premier pas – il sentit une énergie inconnue l'envahir, donner un peu plus de force à ses membres. Il fit un second pas, se sentit plus fort encore. Au troisième pas, la créature se retourna vers lui, ce qui lui valut de perdre une nouvelle fois une aile.

-        Que faites-vous, maître ?

-        Je veux te tuer.

-        Hé hé ! ne put s'empêcher d'intervenir le chasseur. On dirait bien que ton maître récupère son bien... S'il récupère son énergie, tu ne seras très vite plus en état de résister très longtemps...

-        Alors autant en finir de suite.

La créature se rua sur le chasseur, encaissant le choc des deux lames se plantant en lui et poussa ce dernier contre le mur, l'enclume, et lui fit accuser le choc de son propre corps projeté, le marteau. Un bruit sinistre d'os brisé se fit entendre tandis que les yeux du chasseur marquait l'étonnement.

-        Tu t'es bien amusé j'espère, dit la créature dans un horrible rictus. Pas autant que moi, en tout cas...

Mais l'enfant approchait, de plus en plus fort. Il pointa son doigt sur la créature et le toucha. Le contact, si mince qu'il fut, suffit. Un éclair de lumière les aveuglèrent tous. Quand l'obscurité revint, la créature avait disparue.

L'enfant, surpris, béat, anesthésié par la souffrance d'avoir perdu sa sœur, tuée par la créature qu'il avait invoquée sans le savoir pour tuer son père, baissa les yeux vers le chasseur. Celui-ci était inerte, son corps tordu bizarrement, adossé contre le mur.

Ce fut alors qu'il entendit un léger froissement de tissu à l'entrée de la maison. Il releva la tête, stupide. Il reconnut vaguement la femme qui fut autrefois la patronne de Florine. Celle-ci, sans mot dire, répandit une sorte de poudre à l'odeur de salpêtre dans la demeure, en particulier sur les corps. Elle récupéra un objet étrange autour du cou du guerrier et saisit Titi par l'épaule pour le faire sortir de la demeure. Puis elle jeta une allumette et tout prit feu.

Cachés dans une petite ruelle, ils contemplèrent sans mot dire la maison mourir petit à petit dans les flammes merveilleuses de ce bûcher funéraire. Quand il ne resta plus rien du passé de Titi que cendres et fumée, la femme dit :

-        Je vais m'occuper de toi. Tu oublieras tout cela. Tu oublieras que tu eus une sœur et un père. Tu oublieras que tu sombras un jour dans la folie et fit venir l'innommable dans notre monde. Je te protégerai de ceux qui décèlent la marque jusqu'à ce que tu sois en âge de te protéger seul.

Elle glissa l'étrange objet autour du cou de Titi qui ne dit rien, semblant avoir perdu l'usage de la parole et de la raison.

La femme avança dans la ruelle sans ajouter un mot.

L'enfant caressa l'objet un instant, et ressenti un peu de la lumière qui l'avait débarrassé du croque-mitaine.

 

Et il la suivit.

 

 

Mise à jour le Mercredi, 19 Août 2009 16:08
 
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Écrit par Pallas   
Mercredi, 05 Août 2009 21:11

Mission 3

Journal personnel de Pam Hellademaliboü, officier en second et médecin du bord du Monroe, provisoirement affectée au Jeckyll.

 

Globuliens & Gorichiens

 

Nous avons été affecté au Jekyll un explorateur dont l’IA est plutôt sinistre et qui semble un peu déteindre sur son capitaine !

Notre dernière mission consistait à nous renseigner sur la vente d’un prétendu Explorateur. La vente se déroulant sur une planète en dehors de la juridiction de l’AMU. Nous nous y sommes rendus en civil. Le vaisseau mis en vente serait en fait le Monroe, cependant les images présentées montrent un Monroe avec des réparations qui n’ont pas encore été faites, ils ont toutefois présenté la plaque du vaisseau comme preuve. Le capitaine n’ayant pas réussit à se faire inviter à la vente privée ; je me suis dévouée. J’y suis allée en compagnie d’un des potentiel acheteur, un homme fort charmant au demeurant !

Seulement une fois sur place j’ai reconnu le vendeur, c’était cette petite frappe rencontrée sur Gliblilia : Grimor Klugg.  Malheureusement lui aussi m’a reconnu, je suis assez fière de voir qu’on ne m’oublie pas ! Je n’avais pas pris de dispositions particulières ne pensant pas rencontrer une connaissance ici. Il m’a fait enfermée dans la cave et a déplacé le lieu de la vente. Il nous a échappé.

Grimor avait quitté la zone de l’espace qu’il devait nettoyer. Mais en nous rendant dans sa décharge nous avons trouvé un vaisseau globulien en perdition. Des traces de Gorichien et de suc gastrique de Gomorggodon nous ont conduit à la planète Gomor.

Il restait un globulien gravement blessé, après des soins intensifs il a été sauvé et en état de nous parlé. Il nous a appris que des gorichiens les avaient attaqué et qu’ils avaient enlevé toute sa famille et l’astro-ethnologue de l’AMU qui les accompagnait une certaine Natacha.

En orbite autour de Gomor aucune trace du vaisseau gorichien. Cependant sur la centaine de Gomorggodon flottant négligemment dans les gaz de la planète un individu présentait une course erratique. Nous souvenant que les gorichiens avaient déjà utilisé des animaux géants comme base pour traverser l’espace, nous avons subodoré leur présence dans l’estomac du malheureux géant flottant.

Nous avons pris une navette et quelques hommes pour descendre dans les entrailles du monstre. Le capitaine a courageusement, si j’ose dire, choisi de rester sur le Jeckyll pour le défendre.

En approchant du gomorggodon nous avons repéré un harnachement étrange, en fait un détecteur de vaisseau globulien. Nous avions trouvé nos gorichiens ! nous avons pénétré dans le gomorggodon par un de ses évents et nous avons atterri dans son estomac près d’une petite base pouvant abriter une trentaine d’individus et protégée des suc gastric par un champ de force. Un vaisseau y était arrimé avec deux gardes gorichiens au pied de la passerelle. Nous nous sommes posé à distance raisonnable et nous avons pénétré la base discrètement, notre chef de la sécurité Toufou Azofou a eu tôt fait de maîtriser les gardes. Ces gorichiens portaient des uniformes Zorganiens, se peut-il que les zorganiens continuent leur guerre contre l’AMU en s’infiltrant subrepticement dans notre continuum. Toufou s’habilla avec un de leur uniforme pour donner le change. Notre ingénieur mécanicien a bloqué les commandes du vaisseau Zorganien pour qu’ils ne puissent pas s’enfuir et pour que nous puissions nous en servir pour évacuer les otages. Nous nous sommes rendus à la salle de contrôle de la station, après un bref échange de tir de fuseurs les deux gardes ont été maîtrisés. Nous avons pris le contrôle de la station, nous avons enfermé l’équipage endormi de gorichien dans leur quartier, cependant s’ils venaient à s’énerver les portes ne tiendraient pas longtemps juste de quoi nous permettre de prendre la fuite. Nous avons pris contact avec le capitaine qui a donné l’ordre d’aller libérer les otages avant toutes choses, j’ai eu beau leur dire qu’il serait pourtant plus avantageux d’avoir les gorichiens de notre côté en convaincant leur Chef qu’ils pouvaient vivre libres dans le respect de l’honneur et qu’ils n’avaient plus à être les esclaves de maîtres odieux comme les Zorganiens. J’ai donc désobéi je suis allée seule à la rencontre de Rexxa, la matriarche du groupe de gorichien. Elle a paru sceptique au départ et j’ai vu sa belle hache de près ! Je lui ai appris que les gorichiens étaient des membres actifs et à part entière de l’AMU. J’ai fait venir Toufou, qui lui a confirmé ce que je disais. Elle a testé sa loyauté en me tirant dessus, il m’a protégé de son corps, cet acte héroïque a fini de la convaincre. Elle a ordonné à ses hommes de baisser les armes, ils avaient fini par sortir de leur quartier. Et le reste n’est pas très intéressant, les globuliens sont repartis sur leur vaisseau, l’ethnologue a préféré retourné sur Utopia II et Rexxa a souhaité rencontrer les instances dirigeantes de l’AMU. Elle a deux-trois petites choses à nous apprendre sur les Zorganiens ; ils sont à la recherche d’un artefact ancien et ils pensent le trouver en attaquant les vaisseaux globuliens. D’ailleurs les globuliens nous cachent des informations, mais peut-être qu’un jour ils nous feront assez confiance.

 

 
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Mercredi, 05 Août 2009 21:10

Mission 2

Journal personnel de Pam Hellademaliboü, officier en second et médecin du bord du Monroe.

 

Vive les Mégariens!


On nous a refilé une bande de soi-disant penseurs mégariens à transporter jusqu'à Pneumonia II, via une escale sur Embolie VII pour compléter le chargement. Notre capitaine était très fier de cet honneur, toutefois cette mission allait s'avérer plus délicate que prévue. En effet le Monroe ayant subit de graves avaries lors de notre dernière mission et Maman n'étant pas tout à fait remise non plus, quelques inquiétudes planaient sur le bon déroulement du voyage.

Première soirée et premier couac, maman s'est déconnectée et nous avons eut droit à de la musique disco à fond dans les haut-parleurs pendant presque 2h. J'ai réussi à convaincre nos passagers que c'était une fête improvisée pour agrémenter leur séjour. Malheureusement le problème s'est reproduit le lendemain en pleine nuit.

Outre les problèmes de placements de cabine entre penseurs de courants de pensées divergents, aisément résolus; nous avons eut à déplorer des vols entre "sages" ainsi que des prophéties catastrophiques prédisant notre destruction qui ont bien failli se réaliser!

Lors de la dernière déconnexion de maman nous nous sommes retrouvés dans un champ d'astéroïdes malgré les efforts d'Oxirania notre pilote et l'habileté de notre chef de la sécurité, des astéroïdes nous ont percutés nous avons perdu une partie de l'équipage mais fort heureusement aucun passager.

Grâce à Terry, notre nouvel et séduisant attaché scientifique nous avons trouvé la source des perturbations de Maman. Un mégarien terroriste s'était introduit sous une fausse identité, son courant de pensée ayant été proscrit il souhaitait se venger et démontrer la suprématie de sa pensée sur les autres en éliminant tout les grands penseurs du moment! Et dire qu'on nous accuse nous, les sylvéniennes, d'êtres retorses! Ils ont par ailleurs planter eux mêmes les graines de leur destruction en bannissant et en interdisant certains courants de pensées! Ce qui m'ennuie c'est qu'on nous ai mêlé à ça, et que c'est nous qui en avons fait les frais! Il n'est jamais bon de mettre sont doigt entre l'arbre et l'écorce (vieux proverbe Sylvénien).

Nous avons fini par neutraliser le terroriste sur la passerelle alors qu'il récitait son discours fanatique à l'attention d'Utopia II. La bombe qu'il porte étant reliée à son cortex cérébral et pouvant être déclenchée sur une simple pensée, je l'ai placé en coma artificiel.

Un vaisseau mégarien est venu nous porter assistance, il s'est chargé de nos passagers pour les emmener sur Pneumonia II pour qu'ils puissent enfin débattre, loin de moi si possible!

Le Monroe est en piteux état, je crains qu'il ne soit pas opérationnel avant longtemps...
Toutefois Maman est sauve, et maintenant protégée contre ce type d'attaque, je crois qu'elle aime toujours autant la disco, tant pis!

Allez dodo, il me faut une bonne nuit de sommeil, maintenant, sans disco!

 

 
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Écrit par Pallas   
Mercredi, 05 Août 2009 21:09

Mission 1

Journal personnel de Pam Hellademaliboü, officier en second et médecin du bord du Monroe.

 

Guerre et Disco!

 

Alors que nous convoyions le groupe d'AstroDisco les Zabbas, nous avons croisé un vaisseau de bric et broc piloté par de petits rongeur plein de puces et complètement affolés. Nous en avons référé à Utopia II qui nous a donné l'ordre de nous détourner sur le champ vers la planète Gliblilia. Une contamination technologique est une priorité pour des rangers.

A notre arrivée le chaos régnait sur la planète les clans de glibliliis se battaient pour le contrôle des mines d'Orlanthium, de surcroît les exploitations minières anarchiques et sauvages polluaient énormément l'atmosphère à ce rythme la planète deviendrait inhabitable dans les 5 années à venir. Nous avons développer des trésors de diplomatie pour amener les glibliliis a se réconcilier, Mègu à bien fait de m'écouter en préparant son discours. Nous avons fini par apprendre le fin mot de cette affaire, un contrebandier était venu proposer des babioles technologiques, à la limite du déchet spatial, en échange d'Orlanthium. Les glibliliis, peuple curieux et débrouillard, s'étaient intéressés à ces gadgets et les clans s'étaient déchirés pour être celui qui fournirait le plus d'Orlanthium.

J'ai mis en place un hôpital de campagne, nous avons envoyé des infirmiers et des scientifiques dans les différents clans pour d'une part repérer les malades intoxiqués à l'Orlanthium et d'autre part, maintenant que la contamination technologique était avérée et irréversible, éduquer les glibliliis pour une exploitation raisonnée des mines et des objets technologiques en leur possession. Nous avons retrouvé le  contrebandier responsable, Grimor Klugg, il s'était écrasé sur Gliblilia à la suite d'une escarmouche avec un autre contrebandier, Scrat Klapux, qui voulait reprendre son trafique. Nous avons combattu ce dernier lors de notre départ de Gliblilia, il venait récupérer son Orlanthium, le Monroe a un peu souffert de cette passe d'arme mais nous avons arraisonné Klapux. Depuis Maman, l'intelligence artificielle (IA) du vaisseau est fan d'Astrodisco.

L'AMU va acheter l'Orlanthium gliblilien et nos scientifiques resteront sur place pour protéger les glibliliis d'eux-même!

Avant notre départ les Zabbas ont tenu a donner un concert au pied de la colline Sacrée des glibliliis, ce fut spectaculaire.

Le plus important dans tout ça c'est que Vince le chanteur des Zabbas est maintenant mon fan numéro 1!

 
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Écrit par Pallas   
Mercredi, 05 Août 2009 21:06

Contexte:

Les textes qui suivent ont été écrit à la suite des aventures vécues par l'équipage du Monroe dans l'univers de Final Frontier, un JDR de l'équipe John Doe, qui vous entraîne dans l'exploration de l'espace infini avec pour tout bagage un phaser (encore appelé Fuseur) et une combinaison de Scrolex moulant.

Je vais vous présenter les principaux PJ sans pour autant vous re-décrire le jeu, si ces aventures réveillent le Capitaine Kirk qui sommeille en vous, vous n'aurez qu'à vous le procurer chez votre revendeur le plus proche.

 

Attention! Les rapports de mission qui vont suivre se rattachent directement à la saison de 22 épisodes décrite dans le livre de règle de Final Frontier. Les joueurs qui souhaitent vivre ces aventures par eux-mêmes ont tout intérêt à tourner les talons et à franchir le sas les menant vers une autre section de la bibliothèque.

 

L'équipage de l'explorateur galactique a été fluctuant au cours de ses aventures, en premier lieu le Capitaine. Le premier d'entre eux, Mègu Aryan était d'origine mégarienne un grand stratège mais comme tout les membres de son peuple particulièrement sujet aux dépressions. Il est toujours difficile de s'imaginer ces humanoïdes avec leur regard sévère légèrement méprisant et leur cerveau surdéveloppé êtres aussi fragiles mentalement. Les pilotes du Monroe appartiennent au peuple Binarien, ils avancent deux par deux dans la vie, joyeux et souvent naïfs, ces petits êtres constituent des compagnons habiles et très agréables. La sécurité du Monroe est assurée par un athlétique Gorichien, voilà bien une nature controversée que celle des gorichiens! Grands esthètes amateurs de belles choses et guerriers farouches aux ordres de leurs matriarches. Un conseil, ne restez pas près d'eux lorsqu'il pleut… L'odeur qu'ils dégagent alors est non seulement très désagréable mais elle imprègne si fort les vêtements qu'il faut trois lessives et trois douches pour s'en défaire! Parmi nos brillants scientifiques nous avons eut un Betableurk, un cafard géant de l'espace, en dépit de leur aspect repoussant ce sont les créatures les plus douces et les plus sages que l'Alliance des Mondes Unis (A.M.U.) ai rencontré jusqu'à présent, leur gros défaut, si on excepte les robots laveurs de slime qui s'agitent constamment dans leur sillage, c'est de ne pas être partageurs! D'après eux nous sommes trop jeunes! Même les mégariens qui peuvent vivrent près de deux cent ans sont trop jeunes à leurs yeux. Je ne vous ai pas encore parlé des humains? Eh bien ils font office de ciment au sein de l'AMU, ce peuple jeune et dynamique, dont la planète mère a été détruite lors des guerres Zorganiennes, constitue le cœur de l'alliance leur bonne volonté compensant leur manque de tact et pour le coup leur jeunesse! Je suis obligée de vous parler des Zorganiens ce peuple à la peau bleue et aux yeux rouges a débarqué dans notre univers depuis le continuum Zéro, à l'origine aidé par des esclaves gorichiens ils ont tenté de soumettre les peuples à leurs volonté, mais les humains ont résisté et on su rassembler autour d'eux des peuples aussi disparates que les mégariens et les binariens et on retourné les gorichiens contre leur maîtres iniques. Malheureusement ils ont payé un lourd tribu, une bombe quantique a fait disparaître la Terre, en ses lieux et places une immense station artificielle a été construite : Utopia II. C'est là que siège les hautes instances de l'AMU et que les décisions les plus importantes sont prises.

Et moi qui je suis? Ne vous inquiétez pas je ne me suis pas oubliée, ça n'est pas mon genre, je vous gardai le meilleur pour la fin. Je suis Pam Hellademaliboü, je suis sylvénienne. Nous sommes pour ainsi dire de belles plantes. Toutes les sylvéniennes sont capables de rendre un mâle fou de désir mais je suis de loin la meilleure! D'aucun dirons que nous sommes caractérielles et manipulatrices, ça ne les empêcheras pas de finir dans notre lit. Et faites bien attention, nous ne sommes pas que de très belles créatures notre intelligence n'est plus à démontrer, comme les plantes de notre planète Sylvénia notre beauté dissimule des dangers bien réels. S'il vous arrive un bobo pendant votre séjours sur le Monroe, c'est moi qui m'occuperait de vous, je suis une grande scientifique, officier en second et médecin de bord du Monroe.

Alors on part en voyage? L'espace n'attend plus que nous!

 

 

 

Mise à jour le Mercredi, 05 Août 2009 21:14
 
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